À la mémoire de mon frère et de mon père

Christian, 28 ans. Louis, 56 ans.

25 ans.
Un double meurtre.
La faille se rouvre.

Entrer dans le récit

Le récit · 25e anniversaire, 20 août 2026

L'appel qui a tout rouvert.

L'an dernier, ma mère m'a appelé. Un seul appel, et vingt-quatre années ont disparu. Ce qui s'est passé le 20 août 2001, et tout ce qui est venu après, est maintenant écrit : le récit complet est ici.

J'ai voulu en faire un projet. J'ai pris quelques jours pour essayer, et j'ai enregistré cinq capsules d'un seul jet. Je me lançais dans le vide.

Je savais qu'il fallait faire mieux, mais préparer, ça voulait dire retourner le fer dans la plaie. J'ai arrêté.

Et puis, il y a quelques jours, j'ai réalisé que mon père a été tué à l'âge que j'ai maintenant. Cinquante-six ans.

Et un deuxième vertige, tout récent : mon fils, Samuel, a aujourd'hui l'âge que j'avais quand on les a tués. Je porte l'âge de mon père. Mon fils porte le mien d'alors. La faille ne sépare pas seulement un avant et un après. Elle traverse les générations.

Aujourd'hui, j'y reviens. Écrire me ramène à eux. C'est ma façon de garder leur mémoire vive.

Faut-il rencontrer celui qui a tué mon père et mon frère ?

C'est la question qui a tout déclenché. Derrière elle, un besoin : comprendre. Comprendre ce qui mène un homme à tuer. Ce qui reste après. Et ce qu'on fait de ce qu'il reste.

Ce projet est ce parcours. Un récit interactif, ouvert, qui croise mémoire, justice réparatrice, santé mentale et résilience. Des capsules. Des événements. La possibilité, pour ceux qui le veulent, d'avancer aux côtés du récit pendant qu'il se construit.

Mais la question n'est que la porte. Au fond, ce projet sert deux choses : garder leur mémoire vivante, et faire que cette faille serve à quelqu'un d'autre. La ligne de faille est plus grande que mon histoire. Ce sont tous ces moments qui font basculer une vie, et la façon d'en revenir. Si je peux, avec ça, accompagner d'autres personnes qui traversent un drame et rendre le monde un peu meilleur, alors le 20 août ne sera pas une fin. Ce sera le jour où la douleur a commencé à servir.

Michel Caron

Lire le récit complet

Pour ceux qui veulent avancer aux côtés du récit.

Tu seras des premiers à savoir quand la faille bouge : une capsule, une date, un mot qui compte. Jamais de bruit. Réponds STOP en tout temps pour te retirer.

La réflexion

Le projet en train de se penser.

Ce projet se construit à voix haute. Les doutes, les contradictions, les questions ouvertes font partie du récit : un journal de bord, et l'échange brut, intégral, entre Michel et une intelligence artificielle.

On peut éclairer une décision de forme, de ton, de direction. Jamais le noyau. Personne ne vote pour savoir si je dois rencontrer l'homme qui a tué mon père.

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Créations

Ce qui naît de la faille.

Capsules, textes, rencontres : les créations du projet, publiées au fil du récit.

L'espace de création s'ouvre bientôt.
Les premières pièces arriveront ici, au rythme du récit.